Domaines de Constance d'Orsenac

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 Chapitre VI – Du lignage noble et de l’hérédité

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Constance
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Messages : 50
Date d'inscription : 03/05/2016

MessageSujet: Chapitre VI – Du lignage noble et de l’hérédité   Ven 28 Sep - 15:31

Chapitre VI – Du lignage noble et de l’hérédité

1 – Préambule

  • Il appartient aux Hérauts d’Armes ès généalogies de recenser et d'archiver les lignages nobles et de régler les successions de fiefs et de titres de noblesse.
    Tout noble titré est donc invité à se faire connaître auprès des Hérauts d’Armes ès généalogies afin d’établir un document d’archive, attestant de leur ascendance et de leur descendance, qui sera gardé précieusement en la bibliothèque de la chapelle Saint-Antoine, à vérifier s’il est inscrit au registre le cas échéant et à veiller à ce que ce registre soit tenu à jour.
    Le noble titré à l'origine de l'enregistrement de son arbre généalogique est considéré chef de famille.
  • L'arbre généalogique ou fiche familiale est enregistré dans le registre généalogique de la noblesse consultable en bibliothèque héraldique à Paris. Seuls les documents consignés et enregistrés en les locaux héraldiques sis en la Chapelle Saint-Antoine-le-Petit, à Paris, font foi.



2 – Du lignage noble et des familles

Du lignage noble

  • Relève du lignage noble, toute personne ayant titre de noblesse ou fief issu du Royaume de France.
  • Le fruit légitime d’une union noble sera lui-même noble, mais non fieffé. Il jouit des privilèges de son statut et est astreint au vivre noblement. Toute dérogeance de sa part peut rejaillir sur ses ascendants.



Des mariages

  • Tout mariage aristotélicien romain et plus généralement tout mariage reconnu par les lois du Royaume est considéré valide et reconnu par la Hérauderie Royale.
    Seule la descendance issue de tels mariages est légitime. Nulle exception ne peut exister, y compris au sein des maisons royales.
  • Les époux portent les mêmes titres et les mêmes armes, car ils forment une seule et même entité héraldique.
    Font exception à la règle :

    • Le titre de chevalier car il est strictement personnel. Le conjoint de chevalier, non fieffé, peut porter le titre de seigneur ou dame et arborer le blason et couronne afférent.
    • Les brisures et écartèlements propres aux membres d'Ordres Royaux, dûment réservés et portés par leurs seuls membres.
    • Les armes et titre de douairier relèvent uniquement de leur titulaire et sont de facto exclue de l'entité héraldique.


  • Si l’un des époux est régnant d’une province, son conjoint porte le titre augmenté du terme de « consort » et les armes de la province concernée.
  • Si un contrat de mariage est conclu, il devra être communiqué aux Hérauts d’Armes ès généalogies afin d’être validé ou amendé s’il y a lieu. Seul un contrat de mariage validé par la Hérauderie Royale pourra être appliqué dans la succession de fiefs.
  • Pour convoler en nobles noces, le fruit légitime d’une union noble doit être doté d'un fief par ses parents ou par quelque noble de son entourage. S’il convole en noces roturières, il perd sa noblesse.



De la bâtardise et de l’adoption

  • Est considéré comme bâtard, et ipso facto comme non noble, tout fruit d’une union illégitime où les parents sont libres de tout lien marital.
    Les bâtards peuvent être légitimés par mariage subséquent. La légitimation, pour être effective, doit être formulée par les époux.
  • Est considéré comme bâtard adultérin, tout fruit d'une union illégitime de personnes liées à d’autres par un légitime mariage ou à Dieu par le sacrement de l’Ordre. Les adultérins ne peuvent être légitimés, même par mariage subséquent.
  • Est considéré comme adoptée toute personne renonçant définitivement à sa famille de sang pour être attachée à une autre famille.



Du chef de famille

  • Le chef de famille est l'autorité de la famille, il en est le responsable et veille à la bonne gestion des affaires généalogiques d'icelle.
  • Il est nécessairement de lignage noble et doit donc être titré ou fieffé en le Royaume de France.
  • Le chef de famille est le seul décisionnaire en matière d'attribution du nom, de l'apparition dans la lignée familiale et du blason de famille aux illégitimes et aux adoptés, en matière de brisures et dans le domaine du reniement.
  • La bonne gestion des affaires généalogiques familiales réside en la déclaration des mariages, décès et naissances, la transmission des certificats prouvant les éléments ainsi signalés et la demande de traitement des cas de disparition affectant les nobles de leur famille.
  • Le statut de chef de famille, comme les fiefs, est transmis par primogéniture simple, sauf changement de chef de famille requis par testament validé et enregistré.
    Si la branche primitive et ainée venait à s'éteindre, le chef de famille sera issu des branches cadettes.
    Le conjoint restant ne peut être nommé ou désigné chef de famille.



Du conseil de famille

  • Afin que de pallier les défaillances et déficiences des chefs de famille chargés de gérer les questions liées à leur parenté, est défini le conseil de famille.
  • Ce conseil de famille est dirigé et constitué par le chef de famille.
  • Il est composé d'icelui et de deux membres choisis parmi les parents majeurs, légitimes et nobles de France.
  • Ces membres sont inscrits sur l'arbre généalogique consigné dans le registre généalogique de la noblesse de France
  • Le conseil de famille peut être constitué par les généalogistes si et seulement si le chef de famille est absent, droit étant accordé à celui-ci de modifier la composition dudit conseil à son retour.
  • Les deux membres ainsi désignés peuvent communiquer, à titre individuel, avec la Hérauderie Royale et notamment avec les généalogistes.
  • Ils sont chargés de la gestion courante, soit : la déclaration des mariages, décès, naissances, la transmission des certificats prouvant les éléments ainsi signalés et la demande de traitement des cas de disparition affectant les nobles de leur famille.



Du reniement

  • Le reniement est l'acte par lequel un chef d'une famille exclut un membre de celle-ci, que ce membre soit légitime ou non. Une telle décision ne saurait remettre en cause la légitimité d'une personne si celle-ci devait en être frappée en ce que ladite légitimité est établie par la nature de l'union du couple dont cette personne est issue.
  • Cet choix interne à la famille n'a pas à être motivée et doit simplement être adressée par un écrit du chef de famille daté et adressé au généalogiste en charge.
  • Les conséquences d'un reniement sont :

    • la mention sur la fiche de famille du statut de renié du membre qui serait affecté par une décision de reniement
    • la non-inscription de la descendance du renié sur la fiche
    • l'interdiction du port du nom et du blason de famille si le chef de famille le décide.


  • Par sa nature particulièrement grave, le reniement est irréversible et perpétuel, et vaut donc toujours après le trépas d'une ou de toutes les parties à l'affaire.
  • Le reniement ne saurait exclure le renié d'une succession.
    Pour ce que les liens du sang perdurent malgré le reniement, la déshérence d'un héritier légitime renié ne peut être faite que par voie testamentaire.




Du port des armes familiales

  • Chaque famille qui le désire se voit composer et valider par le héraut ès généalogies compétent, un blason qui sera enregistré sur sa fiche de famille, marquant son identité héraldique.
  • Ce blason doit être différent des armes de tout fief déjà répertorié et lui appartient en propre.
  • Seuls le chef de famille et son conjoint légal peuvent porter les armes familiales pleines, hors situation de renonciation sous-mentionnée.
  • Les autres membres de la famille doivent briser le blason familial plain afin de distinguer les différentes branches de la maison.
    La branche aînée porte seule les armes pleines et primitives.
    Les brisures sont proposées par le héraut ès généalogies chargé du dossier et le port n'en est permis qu'une fois validées.
  • Le blason familial, comme les fiefs, sont transmis par primogéniture simple, sauf changement de chef de famille requis par testament validé et enregistré.
  • A chaque parent qui décède, quelle que soit la branche, liberté est laissée à l'héritier de la branche de conserver sa brisure ou prendre le plain de son ascendant direct. Cette décision est définitive.
  • Si la branche primitive et ainée venait à s'éteindre, le nouveau chef de famille issu de la branche cadette se voit autorisé à reprendre le blason plain pour lui et ses descendants directs.
  • Le choix laissé est reporté dans les cas suivant :

    • Si le conjoint survivant se voit autorisé, par décision testamentaire et autorisation du chef de famille, à conserver le port des armes de son époux décédé. Le choix pour l'héritier est reporté au décès du conjoint survivant.
    • Si un chef de famille renonce de son vivant à son statut de chef de famille et qu'il n'a pas renoncé explicitement au port du blason familial plain, le choix pour l'héritier est reporté au décès du renonçant.


  • Le mariage peut amener au choix du port du blason familial de l'un des deux conjoints ou du port d'un assemblage des deux blasons familiaux.
    Cet assemblage devient le blason de leur lignée. Les enfants issus de cette union porteront donc le blason choisi par les parents, brisé.
  • Dans certains cas exceptionnels, l’héritier des armes pleines d’une famille pourra transmettre ses armes propres brisées à son premier né afin de préserver la lignée.
  • Les bâtards et les adoptés doivent eux aussi briser les armes familiales et le port de la brisure n'est permis qu'une fois dûment validée.




3 - De la succession

Préambule

  • Les biens et fiefs relevant de la Hérauderie Royale sont transmis par primogéniture légitime simple, par voie testamentaire ou par contrat de mariage.
  • Les documents opposables pour toute succession sont ceux se trouvant en possession de la Hérauderie Royale avant que ne soit constaté le décès du noble concerné.
  • Toute filiation non enregistrée au moment du décès est évaluée au cas par cas par la Hérauderie Royale et ne se base que sur des documents antérieurs au décès.
  • S’il advient que l’héritier d’un défunt est lui-même décédé ou qu’il contrevient aux règles de succession ou condition testamentaires, la succession est transmise à ses propres héritiers, s’il y en a, par devers la procédure par défaut.
  • La Hérauderie Royale règle les transmissions des fiefs français et de toute autre chose dont elle a le ressort. Les autres dispositions sont réglées par les exécuteurs testamentaires.



Des qualités pour succéder et transmettre

  • Seuls les fiefs de mérite ou de retraite sis en le Royaume de France peuvent être transmis.
    Les fiefs issus de mérite et les fiefs vénaux ne sont pas transmissibles.
  • L'héritier mineur ne peut hériter que si une tutelle féodale est précisée par voie testamentaire ou, à défaut, un tuteur désigné par la Hérauderie royale.
    Par défaut, le parent demeurant se voit confier cette tutelle sous la forme d’un douaire jusqu’à la majorité de l'héritier.
  • L'héritier majeur absent [non existant IG ou en retranchement depuis plus de 6 mois] ne peut pas hériter.
  • Les liens de sang sont les seuls opposables dans une transmission. Les adoptés ne peuvent prétendre apparaitre dans une succession nobiliaire.



Des Testaments

  • Pour être reconnu, un testament nobiliaire doit avoir été validé par la Hérauderie Royale et enregistré dans ses bureaux de Paris avant le constat de décès du noble. Il doit être daté et scellé du vivant du testateur.
  • Un codicille est un document postérieur au testament qui vient l’annuler ou l’amender.
  • Toute disposition testamentaire est nulle si le légataire la répudie ou est incapable de la recueillir. La succession peut alors être appliquée au propre héritier du dit légataire selon les modalités qui seraient précisées.
  • Un testament ne peut traiter du devenir des fiefs une fois la succession directe effectuée hors le cas du remariage du conjoint.



Des règles de succession
a) Généralités

  • La majorité est fixée à 14 ans.
  • Une succession s’ouvre au minimum un mois après le constat de la mort [disparition de la fiche IG] d’un noble ou par anticipation lors d’une disparition de longue durée en vertu des règles en application.
  • Entre l’ouverture et la fermeture d’une succession, les allégeances sont suspendues.
  • L'entrée en plein droit d'un héritier sur les fiefs transmis durant sa minorité se fait à sa majorité, après qu'il ait prononcé en personne serment vassalique. Il ne peut donc ni arborer les armes ni se prévaloir des titres et rangs des fiefs transmis tant qu'il est mineur.
  • Les vassaux des fiefs voient le lien maintenu jusqu’à l'entrée de l'héritier en ses pleins droit sur les fiefs transmis. Celui-ci décidera alors du ré-octroi ou non de fief à ces vassaux.



b) De la transmission par défaut

  • En l’absence de tout document de succession ou contrat de mariage, la primogéniture légitime simple s’applique.
  • Si l’héritier est mineur, il ne peut exercer les droits sur les biens dont il hérite.
    S’il demeure un parent, celui-ci dispose de la tutelle féodale et bénéficie du douaire sur les fiefs jusqu’à la majorité de l'héritier. En l’absence [non joué IG] de l’héritier mineur orphelin de ses deux parent, il est considéré incapable de succéder.
  • S’il n’y a pas d’héritier, le conjoint survivant dispose du douaire des terres jusqu’à son trépas.
  • A la majorité des héritiers, l’héritage est transmis. Il est à charge de l’héritier de pourvoir son parent, s’il en demeure un, d’une terre noble afin qu’il ne retourne pas à la roture.



c) Du Douaire

  • Le douaire est l’usufruit d’un fief. Le douairier peut jouir des fruits d’un fief (production, rentes, taxes, …)
  • Le douaire n’est pas transmissible, au décès du douairier ou à la majorité de l’héritier mineur, le douaire s’éteint.
  • Il ne peut y avoir un douairier et un noble de plein droit sur un même fief
  • Un douairier fait hommage ou allégeance à son suzerain comme le ferait un seigneur disposant de la plénitude de ses droits féodaux. Il répond de ce fait des droits et devoirs de tout noble.
  • Cependant, le douairier ne peut ni destituer, ni anoblir sur son douaire.
  • Un douaire ne se partage pas, seul son titulaire en porte les armes.



d) De l’exhérédation et exclusion de l’ordre de succession

  • Un testateur peut déshériter tout ou partie de ses héritiers, son conjoint compris. Cette exhérédation doit être précisée par voie testamentaire.
  • Tout conjoint convaincu du meurtre ou de la tentative de meurtre du défunt est exclu de la succession, dispositions douairières comprises, et quelle que soit le document opposé.
  • Le reniement ne constitue pas motif à exhérédation implicite. Si le membre renié d’une famille doit se voir privé d’héritage, cela doit être stipulé par testament.



e) Des successions par testaments ou contrat de mariage

  • Le contrat de mariage prévaut sur un testament. Les dispositions d'un testament ne peut donc être contradictoire avec celles d'un contrat de mariage, excepté si les deux parties contractantes en conviennent.
  • Par voie de testament ou contrat de mariage, il est possible de désigner son époux comme héritier en plein ou partie de l’héritage. Il est également possible de modifier la durée d’une tutelle héraldique ou d’un douaire dans le respect de la définition d’un douaire.
  • Le testataire ou les contractants peuvent convenir de ce qu’il adviendra des terres lors du remariage du conjoint survivant.
  • Si l’on n’a pas d’enfant ou qu’ils sont déshérités et que l’on n’a pas de conjoint survivant, l’on peut léguer ses fiefs en douaire à son ascendance directe et légitime.
  • Selon les mêmes conditions, l’on peut léguer la terre à ses frères et sœurs ou à son cousinage légitime au premier degré. Dans ce cas le fief est rétrogradé d'un rang (à l’exception des baronnies et des seigneuries). Peuvent léguer sans rétrogradation de rang, les clercs ordonnés qui ont produit auprès des généalogistes la preuve de leur ordination et une attestation d’une institution religieuse reconnue par la Couronne de France certifiant qu'ils ont exercé effectivement leur ministère pendant une durée supérieure à trois mois, et sur le sol français.
  • L’on peut décider le retour du fief à sa province d’origine.



g) De la déshérence

  • Lorsqu’il n’y a ni descendant ou bien qu’iceux sont déshérités, ni conjoint survivant, ni testament ou contrat de mariage réglant la succession en de tels cas, le fief est réputé avoir chu en déshérence. La province d’origine du fief procède à sa saisie féodale, et le fief peut être de nouveau octroyé en récompense de mérites et de hauts faits.



Des bâtards

  • Il est loisible à un noble de léguer à ses descendants illégitimes par voie testamentaire. La dicte descendance illégitime doit être préalablement enregistrée auprès de la Hérauderie Royale et aucune filiation non enregistrée au moment du décès ne sera évaluée par la Hérauderie de France.
  • Il n’est pas possible de déshériter sa descendance légitime au profit de sa descendance illégitime.
    La descendance illégitime ne peut hériter que d'un fief de rang inférieur ou égal à celui ou ceux transmis à la descendance légitime.
  • Le statut de chef de famille n’est pas transmissible à sa descendance illégitime.



De la transmission du vivant

  • Il est loisible à un noble de léguer à ses héritiers légitimes tout ou partie de ses fiefs. Le noble abandonne alors tout droit sur lesdits fiefs légués et les privilèges nobiliaires liés.
  • Les héritiers auxquels les fiefs sont légués doivent être enregistrés auprès de la Hérauderie Royale.
  • Lors d’une transmission partielle, le noble léguant doit garder la terre la plus titrée afin de ne pas déchoir.



De la tutelle féodale.

  • Il revient aux parents de désigner par testament ou par contrat de mariage un tuteur pour leurs enfants mineurs. Pour pouvoir exercer la tutelle féodale, c’est-à-dire l’administration des fiefs, ce tuteur doit être noble.
  • Dans certains cas [le mineur joué IG] laissant un orphelin et où les parents n’ont pas désigné de tuteur, la Hérauderie Royale peut désigner dans la famille de l’orphelin un tuteur féodal. Si nul ne remplit les conditions de tutelle attendues, un tuteur féodal pourra être désigné parmi les Hérauts d'Armes Royaux.
  • Le tuteur féodal règle les affaires courantes en bon père de famille et prête allégeance ou rend hommage au nom de son pupille pour les terres léguées. Il n’est cependant pas soumis aux obligations nobiliaires relevant des fiefs de son pupille.
  • Le tuteur féodal ne peut anoblir ni destituer les vassaux du fief.
  • Contrairement au douairier, le tuteur féodal ne peut porter les armes des fiefs dont il a la tutelle.



4 - Des successions anticipées suite à disparition longue

Preambule


  • Ce qui suit tient lieu d’un traitement anticipé de la succession d’un noble et nullement d’un constat de décès du dit noble.
  • Il est loisible à tous nobles prévoyant un repos ou une absence de plus de 6 mois d’informer la Hérauderie Royale de cette indisponibilité, sous certaines conditions mentionnées ci-dessous. Cette information suspend la procédure de déclaration de disparition.
  • Lors de tous contacts épistolaires avec la noblesse de sa province, le héraut en charge constate présence, retraite et disparition et tient pour ce faire un registre interne à la Hérauderie Royale.



Des conditions de lancement de la procédure

La procédure de traitement des disparitions est lancée lorsque l'un des cas suivants est rencontré :

  • Si la Hérauderie Royale n'est pas avertie d'une longue absence : s'il apparait qu’une disparition a été régulièrement constatée depuis plus de six mois.
  • Si la Hérauderie Royale est avertie d'une longue absence : Dans le cas où le délai mentionné est dépassé ou si plus de 9 mois se sont écoulés depuis la réception de l’avertissement d’absence d’un noble.


En ce cas, le héraut fait constat d’une disparition avérée et dispose avec les hérauts généalogistes.
Seuls les fiefs relatifs à la marche gérée par le héraut constatant la disparition sont concernés par la mise en œuvre de la procédure. Celle-ci doit être appliquée séparément pour chaque province du Royaume.

Du traitement de la disparition

    a) Si le noble dispose d’un conseil de famille reconnu :

      o Le conseil de famille est informé de l’absence constatée et sollicité pour prendre la décision d’une mise en œuvre de procédure de succession ou non.  o Dans le cas d’une décision de traitement de la succession, les procédures héraldiques de traitement de succession sont appliquées.

    b) En l’absence d’un conseil de famille reconnu, il convient de vérifier l’origine géographique des fiefs.

      - Si les fiefs sont en le Domaine Royal : Il revient à Sa Majesté de demander le traitement de la succession, par le biais d’une demande émise par le Roy d’Armes.  - Si les fiefs sont hors le Domaine Royal : il revient successivement à l’assemblée nobiliaire de la province par vote à la majorité, vote confirmé par le régnant de la province, de décider du traitement de la succession ou non. Pour se faire, le héraut en charge mène le dossier auprès de l’assemblée concernée pour décision selon les textes internes de la dite assemblée.  A défaut le ban de la province est convoqué et décide, par vote à la majorité simple, vote confirmé par le régnant de la province, du traitement de la succession ou non.

    Dans les deux cas de figures, la procédure héraldique de traitement de succession est appliquée, tenant compte de la présence d’héritier, de dispositions maritales ou testimoniales, etc.



Dans le cas des déclarations de disparition, les vassaux tenant seigneuries issues de mérite sur les fiefs concernés se voient appliquer le traitement prévu en cas de décès de leur suzerain.

5 - Des Maisons Royales, des Enfants des Souverains et des Consorts.

Des Maisons Royales


  • Sont dites "Maisons Royales" les lignées légitimes dont un ou plusieurs Souverains de France sont issus ou les familles fondés par un Souverain de France.
  • Seul un lien de sang avec l'ancien ou actuel Souverain de France, membre de la famille, autorise un membre de cette famille à se présenter comme "de la Maison royale de... [patronyme]".
    L'adoption ne permet pas de prétendre à cette étiquette, même si le chef de famille a donné son accord. Réciproquement, si l'ancien ou actuel Souverain de France n'appartient à cette famille que par adoption, elle ne peut être dite "Maison Royale".



Des Enfants des Souverains


  • Sur volonté publique du souverain de son vivant, ils bénéficient du privilège de briser leurs armes familiales d'un chef enquerre d'or sur argent, comportant un ou plusieurs meubles identiques, tel que choisit par lui et pour autant que soit respectée la lisibilité des armes.
  • Si nulle annonce du vivant du Souverain n'était faite, il revient aux conseils de familles issus des maisons royales potentielles de décider en concertation de cette brisure. Cette décision, validée par le Roy d'Armes, doit intervenir dans le mois succédant la clôture de la succession du souverain concerné et est définitive.



    a) Des Princes de Sang

    • La descendance présente, majeure, et légitime au premier degré du souverain est systématiquement élevée aux titres et rang de Prince de sang durant le règne de leur parent.[existant IG]
    • A ce titre, ils font partie de la noblesse de titre et disposent des droits et devoirs afférents à ce type de noblesse.
    • Cette noblesse s'éteint au trépas de leur parent souverain.
    • Les prince de sang jouissent du prédicat "Altesse Royale".
    • Ce titre et rang étant liés à leur filiation, ils ne relèvent pas de l'entité héraldique et sont exclus d'un partage d'armes ou de noblesse.
    • Les enfants légitimes mineurs d'un souverain en cours de règne sont de facto et simplement Enfants de France en ce qu'il faut etre majeur pour être titré de plein droit.

    b) Des Enfants de France

    • Enfant de France est une dignité et non un titre de noblesse.
    • Cette dignité concerne les descendants légitimes au premier degré connus d'un actuel ou ancien souverain de France.
    • Par leur filiation, ils font partie de la noblesse dite "de sang" qui leur permet de jouir des privilèges liés à ses statuts et sont astreints au vivre noblement.
    • Ils bénéficient également du prédicat "Madame Fille de France" ou "Monsieur Fils de France".
    • Cette dignité et ce prédicat étant liés à leur filiation, ils ne relèvent pas de l'entité héraldique et sont exclus d'un partage d'armes ou de noblesse.




Des Consorts des Souverains trépassés


  • Nulle dignité, titre ou prédicat n'est transmis au conjoint d'un souverain trépassé hors les titres faisant partie de la succession testamentaire du souverain concerné.
  • Pour autant que l'ancien consort s'engage à honorer et servir la Couronne de France, par tous moyens, qu'il soit ou non vassal du Souverain en titre, les dispositions suivantes leur sont attachées :

    • Il peut être enterré dans la nécropole royale de Saint-Denis si son époux y est aussi accueilli.
    • Il ne peut être jugé que par le souverain en titre et par justice directe royale, quels que soient les griefs et accusateurs.


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